Buisson Ardent
Burning Bush
, 2010
Wood, gum rosin, sand, metal, ca 150 x 300 x 300 cm 


The work Burning Bush consists of an abundant leafless juniper shrub that has been covered with natural resin, hanging upside-down. Once the resin had solidified, the shrub was repositioned with its braches pointing skyward. Natural resin is a very fine material, amber in colour, which has the characteristic of being translucent and glistening in the light. Using the shape of the shrub, Samyn evokes the impression of a burning bush. Considering that the sap of resinous plants is comparable to the tree’s blood, he emphasises through his work that the “vital fluid” could become a vehicle of its own potential destruction. Whether through this paradox or through the symbolism of the fire which does not consume, we find here one of the recurring themes in Samyn’s work, which consists of the reconciliation of opposites. Referring indirectly to the many values symbolized by the juniper bush, the sculpture also offers a possibility of reading the biblical text, turning the concept of a miracle into a natural phenomenon while taking away none of its mystery.


Le travail Buisson Ardent est constitué d’un buisson de genévrier sur lequel l’artiste a coulé de la résine naturelle. Une fois la résine figée, l’arbuste a été retourné et replacé avec ses branches pointant au ciel. Très belle matière de couleur ambrée, la résine naturelle a la propriété d’être translucide et d’étinceler sous les rayons lumineux. En utilisant la forme de l’arbuste, Fabrice Samyn confère à ce travail une vision immédiate de buisson en feu. En considérant que la sève des résineux pourrait être comparée au sang de l’arbre, il souligne avec cette œuvre que le « liquide vital » pourrait devenir vecteur de sa potentielle destruction. Que ce soit à travers ce paradoxe ou à travers la symbolique du feu qui ne consume pas, on retrouve dans Buisson ardent une des thématiques récurrentes du travail de Fabrice Samyn qui consiste en une réconciliation des contraires. Cette sculpture, se référant de façon indirecte aux nombreuses valeurs symbolisées par le genévrier, donne aussi une possibilité de lecture du texte biblique faisant de la notion de miracle un phénomène naturel, ce qui n’ôte en rien à son mystère.